Les soirées underground ont historiquement cultivé un esprit marginal, en opposition au mainstream et aux structures institutionnelles. Walkden explique que ces espaces incarnaient une résistance à la marchandisation, offrant une alternative culturelle hors des logiques capitalistes : « Les raves sont un moyen de rejeter les dynamiques commerciales et d'affirmer une identité collective alternative ».

Vadim explique que le numérique permet de réduire les barrières économiques et géographiques, tout en offrant une alternative aux personnes qui n'osent pas fréquenter les boîtes de nuit. Cette délocalisation de la fête marque une rupture majeure avec les raves physiques qui, comme le décrit l'ethnographe Anne-Sophie Sayeux, mobilisaient fortement le « corps-oreille ». Ces expériences immersives, où les basses faisaient vibrer le corps entier, ne sont que partiellement recréées dans l'univers numérique. Néanmoins, TSC compense par une immersion visuelle et auditive unique, qui réinvente cette connexion sensorielle dans un environnement 3D.

Extrait entretien Vadim

La délocalisation de la fête permet de rendre accessible la fête. Si tu fais une fête de musique “pointue” ça réduit vachement l’attending, même dans une ville comme Paris, sur un petit club de 400 personnes, même si ça intéresse 10,000 personnes, entre les gens qui ont pas le temps, qui ont prévu autre chose… il ne reste plus grand monde. Alors que si cette fête se passe en réel et permet en plus à n’importe qui d’y accéder, on peut vite se retrouver avec une salle remplie. Le gros avantage c’est que “everyone is invited”.